21 février 2006

Garderies : 2 ans plus tard....

Cette lettre a été envoyée le 28 juin 2006 à la Ministre de la Famille, des Aînés et de la Condition féminine, Carole Théberge. Une copie de la lettre a été acheminée à La Presse.

Chère Madame Théberge,

En 2004, je communiquais avec vous pour vous exposer ma difficulté à trouver une place en CPE pour mon fils qui était alors un poupon. À l’époque, nous habitions à Montréal et dans tous les CPE où je téléphonais, on me disait qu’il n’y avait pas de place pour les poupons. Deux ans et demi plus tard, nous sommes installés sur la rive-sud de Montréal. La seule garderie que j’ai trouvé nous coûte 135$ par semaine, ce qui équivaut à 540$ par mois. Lorsque nous avons emménagé, j’ai inscrit mon fils dans les deux CPE du coin, Les Copains d’abord et les Mousses du Mont. Je viens d’appeler aux deux endroits. Aux Copains D’abord, la dame est dans l’impossibilité de me confirmer si mon fils est sur la liste ou non. Si elle ne me rappelle pas, il est sur la liste. Elle ne peut me transmettre aucun autre détail. Aux Mousses du Mont, bien que mon fils est toujours sur la liste, aucun enfants de deux ans ne seront admis cette année, faute de place. Très aimable, la dame m’explique qu’il y 1200 enfants sur la liste d’attente.

Mme Théberge, comment expliquez-vous cette situation? Il y a deux ans, vous m’écriviez que le manque de place serait résorbé dès mars 2006. Comment se fait-il que mon fils, qui aura 2 ans et demi bien sonnés en août, n’a toujours pas accès à une place en installation? Et je ne suis pas la seule dans cette situation ; plusieurs parents attendent jusqu’à 4 ans pour obtenir une place. La mise en place des bureaux coordonnateurs ne semble rien changer à cette situation.

Pendant que nous déboursons les quelque 540$ par mois, ce sont nos économies qui prennent le bord. Nous nous serrons la ceinture pour payer et nous sommes encore chanceux de pouvoir avancer cette somme dont un maigre pourcentage est remboursé en fin d’année.

Je suis très fâchée, Madame Théberge. Fâchée, car j’ai réellement la sensation d’avoir été flouée par vos discours. Et combien d’autres parents l’ont été? Qui blâmerez-vous, cette fois, pour l’inefficacité d’un système qui se proclame universel sans l’être? Si je paie des impôts pour ce service, ne devrais-je pas y avoir accès, comme tous les autres parents dans la même situation? Où alors, proposez une compensation fiscale équivalente aux parents qui n’y ont pas accès et doivent payer le gros prix.

Judith Warner a dit...

Like the newspaper editor, the other moms didn't feel entitled to complain. By any objective measure, they had easy lives--kids in good schools, houses in good neighborhoods, dependable husbands whose incomes allowed them to mostly choose what they wanted to do with their time. Most had chosen to pursue Mommy Track jobs--part-time work, a big cut in ambition and salary. But they didn't mind that; they knew that that was a privilege. Still, there was something that bugged them. It ate away at them. It cast a pall on all the rest. What they couldn't make peace with was the feeling that somehow, more globally, they were living Mommy Track lives.

- Judith Warner - Perfect Madness. Motherhood in the Age of Anxiety