Comme je vous le mentionnais dans mon dernier billet, le vol de mon sac à main a considérablement ralentit ma petite vie et c'est ainsi que j'ai complètement raté la rentrée! (À preuve, je n'ai même pas encore eu le temps de changer le bandeau de Mamamiiia!)
Il y a quelques semaines, je préparais mentalement notre fils à changer de garderie. Nous avions décidé de confier fiston à une dame fort gentille qui nous offrait de le garder chez elle. Même si j'avais quelques hésitations, je m'étais rallié à cette idée puisque nous la connaissions bien: elle avait été son éducatrice à la garderie privée qu'il fréquentait depuis notre arrivée en banlieue.
Coup de théâtre : le 24 août, le Centre de la petite enfance de la place Ville-Marie - là où mon conjoint travaille - appelle. Ils ont une place à nous offrir! Wow! Il nous a fallu trois ans et demi pour avoir accès à cette place en or, mais dans les faits, notre fils a été inscrit sur la liste d'attente de ce CPE réservé aux employés de l'édifice pendant seulement 7 mois. Je vous le dis, j'avais les larmes aux yeux!
Pour nous, c'est la situation idéale : tous les matins, depuis deux semaines, nous prenons le train vers le centre-ville et mon chum dépose notre petit lapin galopant au CPE vers 7h45-8h00. Le retour à la maison est encore plus agréable : mon conjoint va chercher le petit vers 16h45 ou 17h00 et nous reprenons le train à 17h20. À 18h00, nous sommes à la maison. Au total, nous gagnons deux précieuses heures par jour avec fiston. Deux heures, c'est une éternité! Et bien entendu, plus de stress pour arriver à l'heure à la garderie privée de la banlieue qui ferme ses portes à 17h45. Au besoin, si l'un de nous doit traîner plus longtemps au bureau, le CPE ferme ses portes à 18h00.
Bien entendu, pour un petit garçon de trois ans et demi, la routine matinale est devenue une aventure sans pareil. " Maman, dépêche-toi, on va manquer le train!". En deux semaines, il a appris par coeur le trajet et connait désormais le nom de toutes les gares sur notre chemin! L'aller-retour en train est une gâterie quotidienne pour toute la famille!
Ma principale préoccupation concernait l'adaptation de notre fils dans son nouveau milieu, mais dès la deuxième journée, il était parfaitement intégré. Les éducatrices sont professionnelles, les lieux sont d'une propreté exemplaire et l'ambiance de travail me donne le goût d'y passer la journée. Tout le monde est de bonne humeur! Et puisqu'il s'agit d'un milieu fortement anglophone, voilà que fiston baragouine déjà plusieurs phrases dans la langue de Shakespeare! En deux semaines, il a déjà appris à dire "Hi, my name is...", "Good morning", "I want to go pee" (traduction "Je veux aller faire pipi") et "See you tomorrow"!
J'ai entendu des gens me dire que tous les CPE n'étaient pas d'égale qualité. C'est possible. Néanmoins, je vous jure que la qualité des soins et de l'encadrement du CPE de la place Ville-Marie sont nettement supérieurs à ce qu'offrait la garderie privée à 140$ par semaine (je reviendrai sur les détails dans un autre billet). L'aspect le plus intéressant du CPE est à mon sens la place faite aux parents. Certes, nous pouvons participer aux assemblées du conseil d'administration, mais plus important encore, nous sommes les bienvenus sur les lieux, peu importe l'heure de la journée. Ainsi, si mon conjoint le désire, il pourra aller chercher fiston pour le lunch ou encore lui rendre visite en allant chercher un café. La philosophie de ce CPE est de faciliter la vie des parents et privilégie leur intégration pour leur permettre de passer plus de temps avec leurs enfants.
Notre entrée dans le merveilleux monde des services de garde subventionnés coïncide avec le dixième anniversaire de la création des Centres de la petite enfance. Comme le titrait avec justesse La Presse, il s'agit d'une "révolution victime de son succès". Nous avons créé une ressource fabuleuse, mais elle demeure encore peu accessible en raison de la rareté des places. Bien franchement, pour un tel service, je serais prête à débourser 8 ou 9 dollars par jour si j'avais l'assurance que ma contribution supplémentaire allait servir à créer un plus grand nombre de CPE et le financement d'un plus grand nombre de places à contribution réduite pour enfants provenant de familles dont le revenu total est moindre. Vous me suivez ?
Je réfléchis tout haut : si la contribution parentale était modulée selon le revenu familial, n'aurait-on pas les reins un peu plus solides - collectivement - pour assurer l'accessibilité des CPE aux familles dont le revenu familial est moindre? Est-ce si farfelu?
La nuit portant conseil, je vais me coucher et penser à cette dernière idée...
PS : une amie m'a dit que Mamamiiia! figurait parmi les blogues suggérés aux lectrices du Coup de pouce dans son édition de septembre...
PS2 : chère Martine, ton propos n'étais pas du tout hors sujet et le modèle de la coopérative m'apparaît intéressant pour les services de garde. Il y en a quelques-unes en Ontario et au Québec.
PS3 : chère Claudia, le milieu familial est certainement intéressant SI on "tombe" sur une bonne éducatrice. Si elle est moins bonne, ou si elle a des comportements répréhensibles (ce qui demeure assez rare, j'en conviens), il n'y a pas de témoin...Personnellement, c'est l'aspect qui m'insécurise le plus.
11 septembre 2007
Loto-garderie : on gagne à être patient!
Publié par :
Mamamiiia!
à l'adresse
9:53 PM
Mots clés conciliation travail-famille, services de garde
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