Depuis une semaine, je ne sais pas si je dois écrire sur la mort subite et tragique de la petite Bianca ou vous raconter les petites misères de notre grippe familiale.
Pour dire vrai, je me sentais « cheap » de parler de nos microbes alors que des parents pleuraient la mort de leur petite fille à peine plus jeune que notre fils.
J’ai beau me questionner sur le pourquoi du pourquoi, aucune réponse ne me vient. Au fond de moi, je crie à l’injustice. Il n’y a rien de raisonné ou de raisonnable dans ce sentiment. C’est purement émotif. Oui, que des émotions. Que de la peine mêlée à de la rage, à un sentiment d’impuissance et d’incompréhension. Rien que le sentiment de vide immense que doivent ressentir ses parents.
On peut bien blâmer à voix haute tous ces jeunes imbéciles qui se laissent mener par la vigueur de leur testostérone en vrombissant leur moteur, que ça ne ramènera pas la petite.
Ces pensées ne m’ont pas quittée de la semaine. Abattue par les microbes, assommée par un mal de tête infernal, grelottante de fièvre, j’ai malgré tout trouvé un certain plaisir à soigner mon fils qui était dans un état tout aussi piteux. Au moins, nous étions ensemble.
Je transmets mes plus sincères condoléances aux parents de Bianca.
Je sais qu’aucune parole ne saura vous consoler.
10 novembre 2007
Bianca
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