27 février 2007

Engagements électoraux pour la famille

C'est la saison électorale au Québec! Préparez-vous à excercer votre devoir de citoyen le 26 mars prochain. Si la question de la conciliation travail-famille suscite votre intérêt, voici une comparaison des engagements des quatre principaux partis :

Parti libéral du Québec

Argumentaire : Au cours de notre premier mandat, nous avons ajouté 35 000 nouvelles places en services de garde et amélioré la flexibilité des services pour mieux répondre aux besoins des parents, notamment à ceux qui ont des horaires atypiques. Dans un deuxième mandat, un gouvernement du Parti libéral du Québec poursuivra le développement des places en services de garde rendu nécessaire par l'augmentation des naissances et continuera de faciliter la conciliation travail-famille.

Engagements :

  • Ajout de 20 000 nouvelles places en services de garde de 2007-2012, notamment en milieu de travail, afin d'offrir des solutions diversifiées aux besoins variés des parents.
  • Des haltes-garderies. Afin d'améliorer l'offre de services aux parents et de mieux répondre aux besoins variés des familles d'aujourd'hui, nous assurerons un financement prévisible et stable aux haltes-garderies en milieu communautaire du Québec, permettant ainsi aux parents de faire garder un enfant pour quelques heures, au moment de leur choix.
Parti québécois

Argumentaire: L'éducation dès la petite enfance

Engagements :

  • Créera, d'ici 2010, 20 000 places supplémentaires dans les CPE, au tarif de sept dollars par jour;
  • Maintiendra le tarif de sept dollars par jour.


Action démocratique du Québec

Argumentaire : La famille est le pilier de la société ; elle est au cœur des préoccupations et des actions de l'ADQ. Afin de soutenir les parents dans leur liberté de choix, l'ADQ préconise l'aide financière directe aux parents pourceux qui ne choisissent pas la garde subventionnée. L'ADQ reconnaît les efforts et la contribution des couplesqui agrandissent leur famille. Un gouvernement qui donne la priorité à la famille doits'assurer que l'ensemble de ses mesures vont dans le même sens, qu'il s'agisse d'aider les couples qui adoptent,les couples aux prises avec des problèmes d'infertilitéou les étudiants qui se retrouvent parents.

Engagements :


  • Offrir à toutes les familles une allocation familiale significative pour chaque enfant d'âge préscolaire ne fréquentant pas le réseau de garderies subventionnées.
  • Verser une allocation à la naissance de 5 000 $ lors de la naissance ou de l'adoption d'un 3e enfant et pourles suivants.
  • Instaurer la gratuité scolaire pour le parent d'un enfant de moins de 18 mois afin de lui permettre de poursuivre ses études ou d'yeffectuer un retour.
  • Ajouter le traitement de l'infertilité dans le panier des services offerts par la RAMQ : Reconnaître l'infertilitécomme une condition médicale et soutenir des coûts raisonnables pour le traitement de l'infertilité ou desméthodes alternatives de procréation.
  • Alléger les mécanismes d'adoption au Québec et soutenirfinancièrement les parents qui adoptent à l'étranger.
  • Soutenir les écoles désireusesd'instaurer une période de devoirs et de leçons à l'écoleprimaire afin d'aider les élèves dont les familles ne sontpas en mesure de le faire.
Québec solidaire

Argumentaire : Québec solidaire élaborera une politique familiale globale, transversale et féministe qui reconnaît le rôle éducatif des parents, rôle encore aujourd’hui assumé majoritairement par les femmes.

Engagements :
  • le versement d’une allocation parentale universelle
  • la mise en place de services d’aide familiale et ménagère au tarif modulé en fonction du revenu
  • la mise en place de mesures visant à soutenir l’intégration sur le marché du travail des personnes qui ont connu une absence prolongée
  • la reconnaissance économique et sociale du travail des personnes proches aidantes (aidantes naturelles)
NDRL : ces informations sont reproduites telles qu'elles figurent dans les programmes des partis.

26 février 2007

Vachon dans les CPE

Par fort, Igor
Par Arianne Krol
Lu dans Cyberpresse, lundi 26 février 2007

Un fabricant peut-il passer par les centres de la petite enfance et les garderies pour mousser ses produits? C'est la stratégie choisie par Vachon pour faire connaître Igor, un petit gâteau en forme de gorille destiné aux 4 à 12 ans. Beaucoup de parents n'ont pas apprécié. [Lire la suite]

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Je m'interroge : Si les écoles n'ont pas le droit d'autoriser de la pub dans leurs établissements, les CPE (et autres milieux de garde ) ne devraient-ils pas suivre les mêmes directives?

25 février 2007

Vidéoblogue d'une nouvelle maman

Oui, c'est super tendance!

Maman depuis peu, Katie, une jeune femme américaine, vous invite à regarder ses chroniques vidéo qui retraçent sa grossesse et sa nouvelle vie avec sa petite Sophia Maye née en octobre dernier. Voici la vidéo promotionnelle.



Pour voir la suite : Chicblvd.com

La nouvelle maman rédige aussi un blogue : Diary of a New Mom

24 février 2007

Older mothers.com

Bon, un sujet plus léger pour aujourd'hui, sinon vous commencerez à croire que je ne suis qu'une mégère de lavoir enragée. Assez chiâlé pour cette semaine....

Vous savez sans doute déjà que les femmes sont de plus en plus nombreuses à fonder leur famille après l'âge vénérable de 35 ans (!). La tendance est si bien ancrée en Grande-Bretagne qu'un site est entièrement dédié à ces femmes. Pour calmer vos angoisses de "vieilles" mamans, Older Mothers.com est la référence depuis maintenant huit ans.

Bon, on s'en va jouer dehors!

23 février 2007

Ma réponse à Lysiane Gagnon, La Presse

En réponse au billet de Lysiane Gagnon, La Presse, 20 février 2007

La formule Dumont (1)
http://www.cyberpresse.ca/article/20070220/CPOPINIONS/702200924/5288/CPOPINIONS


Mme Gagnon,

Née en 1968, je suis de la présumée génération X, celle qui tombe entre les craques du divan et qui se confond souvent dans la masse. J'ai fréquenté l'école à aires ouvertes puis la polyvalente pour éventuellement me retrouver inscrite en Sciences humaines au Cégep. J'ai ensuite fait un baccalauréat puis une maîtrise. J'ai rencontré mon chum à 32 ans, eu mon fils à 35 ans, ai acheté une maison en banlieue à 37 ans. Mes amies sont devenues avocates, enseignantes, ingénieures, gestionnaires, femmes d'affaires, journalistes, bibliothécaires. Voilà, c'est mon profil...

Je partage en grande partie votre point de vue, à savoir que l'allocation de M. Dumont n'est pas une solution viable telle que proposée, mais il y a dans cette proposition un début de réflexion que nous aurions intérêt à saisir.

Il y a près de quarante ans, les femmes de la génération de la Commission royale d'enquête sur le statut de la femme (Commission Bird, 1967) réclamaient des solutions pour briser le cercle de la dépendance économique des femmes, pour favoriser leur émancipation sur le marché du travail et obliger les employeurs à l'équité salariale. Elles avaient entièrement raison et les progrès qui ont été réalisés depuis sont considérables. La présence des femmes sur le marché du travail est non seulement une réalité indéniable, mais représente aussi une force économique. Elles réclamaient aussi la mise en place d'un réseau de services de garde, lequel a mis plus de vingt ans à voir le jour et ne suffit toujours pas à la demande en 2007.

Je suis de cette génération de femmes qui ont étudié à une époque où tous les rêves professionnels étaient permis. Il était même permis de croire que nous pouvions prospérer sur le plan économique. Encore aujourd'hui, je suis le principal soutien financier dans notre couple, bien que le salaire de mon conjoint soit tout aussi essentiel que le mien...Ainsi, après la naissance de mon fils, j'ai pris dix mois de congé. J'aurais bien pris davantage de temps, mais nous ne pouvions plus nous passer de mon salaire. En 2004, la compensation financière pour le congé de maternité n'était que de 55% d'un plafond salarial de 39 000$.

Le retour au travail est un « wake up call» pour bien des femmes et de plus en plus d'hommes : il nous faut tant bien que mal gérer la conciliation entre le travail et la famille. Si certains employeurs se montrent compréhensifs, d'autres le sont moins. Certains emplois obligent pères et mères à respecter un horaire précis, ce qui complique souvent la vie, surtout quand le petit dernier a une otite ou la gastro ou tout simplement parce qu'il faut reprendre fiston à 17h45 devant le regard hostiles des éducatrices qui ne comprennent pas pourquoi vous passez le chercher si tard.

Le rythme de vie devient difficile pour de nombreuses familles. Et bien sûr, il est archi faux de croire que nous avons le choix d'envoyer nos enfants dans un CPE (ou garderie publique comme vous le dites) - les listes d'attentes interminables ne nous garantissent pas de places. Nous avons ainsi été obligés d'inscrire notre fils dans une garderie privée de notre quartier, faute d'alternative. Le fardeau financier que représente cette option est lourd pour une famille de la classe moyenne qui a deux enfants : à 140$ par semaine par enfant, c'est plus de 1000$ par mois pour deux enfants. En soi, ça fait réfléchir avant de concevoir un deuxième enfant.

Et même si les hommes partagent de plus en plus les tâches ménagères, les femmes, elles, ont généralement un fardeau plus lourd que celui des hommes. Si vous avez un enfant, c'est tolérable. Avec deux, le degré de difficulté augmente sensiblement. Avec trois enfants, la situation devient rapidement invivable, si bien que de nombreuses femmes de ma génération - et des plus jeunes - décident volontairement de laisser le travail pour s'occuper de la famille. Et, pas besoin de se déplacer en "région" pour remarquer ce phénomène, à moins que le "450" en fasse partie selon vos critères. Et ces femmes - je pourrais vous en nommer au moins une vingtaine dans mon entourage - sont généralement instruites et avaient un emploi qu'elles aimaient avant de prendre leur décision.

Cela dit, en réclamant l'émancipation professionnelle et économique pour leur semblables, les femmes de la génération des « babyboomers » se sont données le choix d'aller travailler. En allant dans cette direction, les femmes remportaient une job et un salaire plus décent. Elles n'avaient rien à perdre. C'était une option qui correspondait entièrement à leurs besoins et à leur volonté. Mais pour nous, celles de la génération suivante, ce choix est devenu pour plusieurs une obligation alors que les politiques de conciliation travail-famille sont encore inadéquates. Pour rester à la maison, ne serait-ce que quelques années, le temps que nos bébés sortent de la petite-petite enfance, il nous faut sacrifier notre poste, notre salaire et nos avantages sociaux. En allant travailler, nos aînées n'avaient rien à perdre. Nous, en choisissant de rester à la maison, nous avons beaucoup à perdre. Oui, certaines font ce "choix", mais pour moi, choisir de perdre son emploi, son salaire et ses avantages sociaux est une aberration, mais j'admire la détermination de celles qui le font quand même.

Pour les femmes de ma génération et celles qui suivent, je crois qu'il y a lieu d'élargir les solutions pour concilier le travail et la famille. Un "salaire" pour une mère (ou un père) à la maison est une solution sans aucun doute trop simpliste, mais si on l'assortissait d'une possibilité d'absence prolongée du travail d'un maximum de deux ans ou trois ans, ça deviendrait un peu plus intéressant. Bien entendu, 5 000$ ne remplacent pas un salaire de 50 000$, mais une telle disposition permettrait à certaines femmes moins fortunées de ne pas tout perdre en restant à la maison. Bien entendu, il faudrait voir à ce qu'une telle politique soit également disponible et adaptée à la réalité des mères chefs de famille ou principal soutien financier. Le congé parental tel qu'il existe présentement paraissait utopique il y a vingt ans et pourtant, nous l'avons obtenu et les entreprises apprennent à gérer cette nouvelle réalité.

Et les enfants eux? La dysfonctionnalité familiale a de nombreux visages, Madame Gagnon. On associe souvent dysfonctions et familles démunies et nous n'avons certainement pas tord. Mais que dire de ces enfants de familles moyennes ou aisées qui souffrent de solitude, ignorés par des parents trop absorbés par leurs propres ambitions ou problèmes personnels ? La dysfonction est partout, dans toutes les couches de la société à divers niveaux. Certes, la garderie offre sans aucun doute un milieu épanouissant, mais pour ceux qui proviennent de milieux fortement dysfonctionnels, il faut davantage qu'un CPE pour leur garantir une vie épanouie. Si de nombreuses études ont démontré qu'il était bon pour l'enfant de fréquenter la garderie dès son jeune âge, d'autres démontrent le contraire. Dans cette perspective, on peut conclure que cette solution ne convient pas obligatoirement à tous les enfants. Maintenant, il nous faudrait une étude pour mesurer à quel point la course effrénée entre la garderie et le travail est bénéfique pour la mère et le père!

Ce qu'il nous faut, c'est un ensemble de politiques cohérentes qui permettront aux familles - nucléaires, éclatées, reconstituées, parents à la maison, parents au travail - de faire les choix qui sont en accord avec leurs propres valeurs et sans s'appauvrir. Et de cet angle, la question touche autant les femmes, les hommes que les enfants. Faut y réfléchir...

21 février 2007

Lysianne Gagnon et la formule Dumont

Hier, la chroniqueuse Lysianne Gagnon réagissait à la mesure proposée par Mario Dumont, chef de l'Action démocratique, qui consiste à accorder un montant de quelques 5 000$ par année et par enfant, au parents qui restent à la maison avec leurs enfants.

Je vous invite à lire son commentaire....et à commenter...

La formule Dumont (1)

Pour faire augmenter la natalité, Mario Dumont promet une allocation de 100 $ par semaine aux parents d'enfants d'âge scolaire qui ne fréquentent pas de garderie subventionnée. Est-ce une bonne idée ? Et surtout, une telle mesure serait-elle de nature à inciter les parents à avoir plus d'enfants ? La réponse aux deux questions est «non». [ Lire la suite ]

PS : Si vous ne le savez pas déjà, vous pouvez ajouter vos commentaires en cliquant sur le lien VOS COMMENTAIRES, ci-dessous (et vous pouvez demeurer anonyme)

19 février 2007

Pénurie de ressources médicales

Les médias nous apprennent que les ressources médicales pour assurer les suivis de grossesse sont débordées et de plus en plus difficiles à trouver. À défaut de trouver un gynécologue, les femmes enceintes se tournent vers les omnipraticiens, mais de ceux-ci environ 40% pratiquent des suivis de grossesse ou des accouchements. Les sages-femmes, elles, effectuent le suivi d'environ 2% de toutes les grossesses au Québec. Faut-il changer nos habitudes?

Une fois que bébé est né, il faut maintenant lui trouver un médecin de famille. Si bébé a besoin de soins spécialisés, armez-vous de patience puisque la Société canadienne de pédiatrie admet qu'il y a bien une pénurie de pédiatres. Pour ma part, je me suis tournée vers un médecin de famille, mais notre bon médecin m'a bien fait comprendre qu'il nous faisait un traitement de faveur en acceptant notre fils pour patient. Les médecins de famille aussi forment une espèce rare et la pénurie est loin de se résorber.

Voici les détails :

Dans le 24 heures (19 février 2007)


Sur Radio-Canada.ca (23 janvier 2007)
La saignée continue

Dans Cyberpresse (23 janvier 2007)
La pénurie de médecins ne se résorbera pas de sitôt

Bonne chance!

14 février 2007

Conciliation famille-travail-famille

Hier, j’ai été absorbée toute la journée par la conciliation famille-travail-famille. L’expression est sur toutes les tribunes, mais personne n’a défini clairement ce que nous attendons de ce concept. Que voulons-nous au juste?

Des patrons plus tolérants ? Des horaires plus flexibles? Des congés parentaux mobiles pour les maladies de nos petits et grands bébés? Des semaines de travail réduites sans perte de salaire? Du télétravail? Des garderies en milieu de travail? Mieux, un réseau de services de garde qui peut subvenir à la demande de tous les parents ? Un service de gardiennage d’urgence pour remplacer l’éducatrice du CPE qui est en grève? Une pause parentale de quelques années sans perdre votre job? Un salaire pour élever vos enfants à la maison? Des transports en commun plus efficaces pour vous rendre d’un point A à un point B en moins de deux heures? Des métros adaptés pour les poussettes? Des services de garde qui restent ouverts selon votre horaire de travail? Que faites-vous si votre quart de travail est la nuit? Un service d’aides familiales pour les mères monoparentales?

Et où est-ce qu’on arrête? Quand nos enfants ont 2, 5, 8, 10, 14 ou 18 ans? Et si en plus vous devez prendre soin de vos vieux parents? N’est-ce pas de la conciliation famille-travail? Et tous ces « accomodements », croyez-vous qu’il soit possible de les obtenir pour tous les travailleurs d’une chaîne de montage? Pour les employés d’un service à la clientèle? Pour une policière? Pour un médecin? Pour une employée d’un commerce? Pour un cadre? Pour un enseignant? Faut-il être représenté par un syndicat pour se prévaloir d’une politique familiale?

J’ai beaucoup de questions, mais peu de réponses. C’est plutôt un « wake up call » à tous les parents et à ceux et celles qui souhaitent le devenir. La formule retenue pour mettre en place une politique familiale devra convenir à tous les parents, d’une part, mais n’oubliez pas qu’elle devra également faire l’affaire des employeurs. Croyez-vous que Wal-Mart embarquera?

Et que répondrez-vous à celles qui vous diront qu’avoir des enfants est un « choix » personnel et que vous devez en assumer pleinement les conséquences? Que répondrez-vous à ceux qui vous diront qu’on ne mélange pas travail et enfants? Que répondrez-vous à ces gens qui refuseront de payer pour un tel système de conciliation famille-travail-famille en affirmant que la famille est un choix de vie personnel et qu’il ne concerne que la sphère privée?

Si nous souhaitons changer notre approche collective vis-à-vis du travail et de la vie privée, nous aurions intérêt à formuler clairement ce que nous souhaitons. Sinon, nous serons déçus.

Discutons!


PS : Voici quelques documents de référence pour orienter notre réflexion :

Consultation sur la conciliation travail-famille du Ministère de la Famille, des Aînés et de la Condition féminine.

Conciliation du travail avec la famille, Ministère du Travail du Québec : plusieurs études proposées.

13 février 2007

Moins de temps passé en famille

Selon un récent sondage (RC) mené par Statistique Canada, les Canadiens, hommes et femmes, passent moins de temps en famille qu'il y a vingt ans. Les Canadiens passeraient en moyenne 45 minutes de moins par jour en compagnie de leurs proches.

Depuis 1986, le temps consacré à la famille est érodé par le nombre croissant d' heures passées à travailler et à écouter la télé. De plus, il semblerait que l'heure du repas familial cède sa place à des repas individuels. Selon ce sondage, il y a peu d'écart entre les résultats des hommes et ceux des femmes. Par contre, les travailleurs d'enfants de moins de cinq ans ainsi que les pères ou mères célibataires, auraient tendance à passer plus de temps en famille.

Oui, une politique de conciliation travail-famille serait la bienvenue, mais elle devra comporter un cadre législatif qui aura du mordant. Autrement, ce ne sera qu'un vent de bonnes intentions. Sans cette législation, l'application de mesures d'accomodements sera inégale, inadéquate et inefficace.

09 février 2007

France : actualités sur les mères

TFI :
En France, une mère sur deux est mère au foyer
57% des mères d'enfants de moins de 2 ans ne travaillent pas et se disent "satisfaites" de leur situation dans 86% des cas, selon un sondage.

D'autres refusent de choisir entre le travail et la maternité :

Le Monde :
Yvonne Knibiehler : le refus de "choisir"
D'elle-même, elle n'aurait pas pensé revenir ainsi sur sa vie. On l'en a convaincue, et elle s'est prise au jeu. Jusqu'à proposer ce titre très fabiusien. Pour donner le ton. Et pour rappeler que son parcours fut toujours guidé par une évidence : le refus de "choisir" entre profession et maternité. L'envie farouche de vivre pleinement les deux. Ce qu'elle eut la chance, et la volonté, de mener à bien.

08 février 2007

Susan J. Douglas a dit...

On ne compte plus les articles et les livres consacrés à l'éducation de l'enfant (plus de 700 entre 1980 et 2000 aux États-Unis seulement): il doit être éveillé, stimulé, hydraté, massé, socialisé, nourri à la bouffe bio préparée par maman, vacciné, habillé à la dernière mode, etc. Pas de doute, le travail de mère est un travail à temps plein, heures supplémentaires assurées mais non payées. " C'est l'éthique de travail des yuppies des années 80 appliquée à l'éducation des enfants .
- Susan J. Douglas, auteure de The Mommy Myth, interviewée par Nathalie Collard, La Presse, 31 mars 2004.

07 février 2007

Maison de naissance en Montérégie?


Une copine m'a informée d'un projet visant à implanter une maison de naissance en Montérégie.

En consultant le site du Mouvement Maison de Naissance Montérégie, j'ai été étonnée de constater qu'il n'y avait que huit maisons de naissance dans tout le Québec. Annuellement, environ 250 poupons peuvent voir le jour dans chacune d'elle. Une maison de naissance est un établissement qui favorise un accueil chaleureux à tous les membres de la famille et où l'accouchement est réalisé par une sage-femme.

Le mois dernier, le quotidien Le Devoir a annoncé l'intention du gouvernement Charest de créer une vingtaine de Maisons de naissance au Québec afin de quintupler le nombre d'accouchements réalisés par des sages-femmes d'ici dix ans. L'annonce officielle de cette politique est prévue en mars prochain.

Pour appuyer le projet de Maison de naissance en Montérégie, les responsables vous invite à aller signer une pétition disponible à St-Bruno, Ste-Julie, St-Hubert ou Beloeil.

04 février 2007

Le choix

Mon début de semaine allait commencer sans histoire quand j’ai reçu un commentaire d’une ancienne collègue de classe qui voyait dans mes prop