29 février 2008

Pour finir la semaine du bon pied

Quelle n'a pas été ma surprise ce soir de découvrir une appréciation fort positive de Mamamiiia sur un blogue appelé : Analyse et conseils concernant les meilleurs blogues...surtout francophones.

Je la partage avec vous :

Mamamiiia est également un mystère de "non-réussite commerciale" que je n'arrive pas à expliquer. Le terme de "non-réussite commerciale" n'est pas le bon, je le sais, car l'objectif du blogue n'a rien de commercial. En fait, je fais référence ici à la popularité du blogue et la capacité à attirer des visiteurs. Mais le blogue est relativement jeune en terme de quantité d'articles et la lecture du bandeau à la droite démontre que cette blogueuse se "branche" activement sur la blogosphère, ce qui va sans nul doute lui permettre de s'établir solidement auprès d'un lectorat important. Les articles sont de qualité et le blogue génère des commentaires de qualité qui démontrent un niveau d'engagement élevé de la part des lecteurs, voilà de bons signes. Je vois un énorme potentiel pour Mamamiiia!
Ajouté vers minuit..
Effectivement, ce blogue n'a aucune ambition commerciale et sa communauté est encore restreinte. Le lectorat de Mamamiiia est relativement stable, mais si je me fie à mes statistiques, il progresse (lentement, mais sûrement). Mais au fond, même si la communauté de Mamamiiia ne comptait que dix personnes, je continuerais quand même. Je blogue pour réfléchir sur mon rôle de mère, sur le fragile équilibre entre la vie familiale et le travail, mais aussi pour susciter des questionnements sur nos services de garde. Si nous désirons un système qui réponde davantage à nos besoins, il faut d'abord formuler ces besoins et exprimer en quoi le système peut être amélioré.

Et toutes les fois que vous me laissez un commentaire, je suis encouragée à continuer. Je crois qu'il y a rien de plus satisfaisant que de susciter une conversation sur un thème qui nous tient à coeur.

Merci à vous toutes et tous car ce blogue ne saurait exister sans vos précieuses interventions!

Bonne fin de semaine!

28 février 2008

Surfacturation, 20 000 places manquantes, pots-de-vin et sécurité

Avant-hier, le juge Kevin Downs de la Cour supérieure du Canada déclarait qu'il était légal pour les garderies privées subventionnées de surfacturer les parents pour des services supplémentaires. Par exemple, des garderies factureront un supplément pour garder les enfants jusqu'à 18h alors que le 7$ par jour devrait couvrir les 10h de service. Les propriétaires de ces garderies soutiennent qu'" en ouvrant à 6h le matin, elles ont fini, à 16h, de donner les 10 heures de services éducatifs par jour prévues par la loi. À partir de 16h, il ne s'agit plus de services «éducatifs», mais plutôt des «services de garde pour assurer la sécurité des enfants jusqu'au retour du travail des parents». Et s'ils veulent obtenir ce service, les parents doivent piger dans leurs goussets."

J'aimerais savoir : est-ce que tous les parents concernés déposent vraiment leurs enfants à la garderie à 6h du matin? Si un parent y dépose son enfant à 8h, sera-t-il surfacturé après 16h? Si c'est le cas, il y a quelque chose que je ne comprends pas très bien...Il y a un raisonnement très tordu derrière tout ça.

Hier, la Cour d'appel du Québec a interjeté le jugement de la Cour supérieure. La ministre Michelle Courchesne reconnaît que le règlement sur les 10h de services a été mal formulé : ils sont rares les parents qui reconduisent leurs enfants à la garderie à 6h du matin. En fait, le règlement du ministère devrait préciser les heures d'ouverture et de fermeture des garderies. Ou mieux, il devrait préciser le temps consacré à la garde de chaque enfant. Certains parents déposent leurs enfants très tôt et reviennent avant 16h. D'autres doivent déposer leur enfant à 7h et viennent le chercher à 17h ou à 18h. Dans la vraie vie, quand on habite en banlieue et quand on travaille en ville, on doit généralement déposer notre enfant à 7h et venir le chercher à 18h ou même à 18h15. C'est le transport qui, la plupart du temps, gruge notre temps. Les gens du ministère n'ont probablement jamais pensé que les parents devaient voyager soir et matin...pas tout le monde qui peut habiter à 10 minutes de son boulot. Et quand on prend le transport en commun, c'est tout aussi long et tout aussi incertain que de prendre sa voiture.

La Presse constate qu'il nous manque encore plus de 20 000 places subventionnées. Quand j'ai commencé à "bloguer" en 2004, je m'étonnais que le gouvernement ne soit pas capable de mesurer les besoins véritables à partir des naissances et de centraliser les listes d'attente dans les CPE. En 2008, on commence tout juste à instaurer des projets-pilotes de centralisation des listes. Je ne peux m'empêcher de tirer une flèche au manque de vision des gens qui ont instauré le réseau des services de garde subventionné. Plus de quinze ans après la mise en place des "places" à 7$, on commence seulement à centraliser les listes d'attente. Et pourtant, les femmes sur le marché du travail, ce n'est pas une nouveauté! Il y a belle lurette qu'il aurait fallu commencer à mesurer les besoins réels de la population!

Et après, on s'étonne que des parents cherchent à offrir des pots-de-vin aux responsables de garderies à 7$! Méchants parents!

Qui peut vraiment se payer des services de garde à 28 ou 30$ par jour? Et quand les enfants sont poupons, on parle de 35$ par jour dans certaines garderies privées. C'est plus de 700$ par mois. C'est un loyer! Si vous avez deux enfants, ça fait 1400$ par mois. C'est une deuxième hypothèque! Qui peut se payer ça? Ou bien je sous-estime la capacité de payer des parents, ou bien je ne m'endette pas assez pour vivre, mais je ne peux pas payer ça et pourtant, nous avons un revenu familial très décent.

Le manque de places subventionnées créer un climat malsain où les parents ont le sentiment d'être pris en otage. Les garderies et les éducatrices à domicile se trouvent dans un pseudo-monopole et font la loi. Il faut mettre fin à cette situation! Si les "places à 7$" se veulent universelles, elles doivent l'être et ce, bien avant 2012.

Il faut aussi faire davantage pour sécuriser nos enfants dans les milieux de garde à domicile. Pour ma part, je n'ai jamais pu me résigner à laisser mon fils aux soins d'une seule personne (même si je l'ai presque fait).

D'abord, il me faut un service fiable en tout temps et surtout, j'ai besoin de savoir que la personne qui prend soins de mon fils n'est pas seule. Si un enfant se blesse et nécessite l'intervention de l'éducatrice, qu'advient-il des cinq ou six autres enfants à sa charge? On parle ici d'une question de sécurité, tout simplement. Et si la gardienne "pogne" les nerfs et décide d'administrer une "mornifle" à un petit, qui la dénoncera?

Au nom des enfants, je réclame qu'une éducatrice ne soit jamais seule. Je sais, ma position est extrême, mais je m'assume. Certes, il y a en ce monde des gens dévoués et fabuleusement extraordinaires, mais il y a aussi des crapules. Dans un contexte de pénurie de "places à 7$", comment ferez-vous pour identifier une crapule? Quels sont VOS critères de sélection? Le "feeling"? Et ce "feeling" peut-il vous garantir que votre enfant sera en sécurité avec cette merveilleuse éducatrice? En 2008, après les drames dont ont été victimes des enfants (l'histoire de Kathy Matteau ou celle de Marie-Chantal Gadbois, par exemple), comment peut-on accepter de confier son bébé à une dame que nous ne connaissons ni d'Ève ni d'Adam? C'est un risque que je ne peux prendre...

Et bien sûr, il faudrait aussi que le gouvernement se préoccupe des places pour poupons. Le congé parental est de 12 mois, tout au plus. La plupart des éducatrices en milieu familial offrent des places à partir de 18 mois (c'est moins de trouble et surtout, c'est plus rentable!). Si le gouvernement privilégie la création de places en milieu familial, ceci signifie qu'il y aura toujours pénurie de places pour poupons. C'était vrai en 2004 et ce l'est toujours en 2008. Je relisais mon billet de 2004 et rien n'a changé depuis...

Ah oui, et un petit mot aux charmantes dames qui offrent des places à 7$ de 8h à 16h et même parfois de 8h à 15h30 (j'en ai vu dans le journal local!), croyez-vous vraiment que votre offre est réaliste? On n'a pas tous le loisir de travailler de 10h à 14h....

J'arrête ici pour ce soir...ce sujet va me rendre folle....

22 février 2008

La petite fête

Samedi, demain, on fera la fête "officielle" de fiston, avec les cousines, oncle François, tante Stéphanie, grand-papa, grand-maman, mais le jour de sa fête j'ai quand même voulu souligner la chose...

J'ai acheté un petit gâteau à la course, une chandelle, ai enveloppé un petit cadeau.

Une fois l'heure du dessert arrivée, le gâteau servi, le cadeau déballé : "maman, je ne veux pas de gâteau, je veux aller jouer".

Quoi? Pas de gâteau?

Avec quoi croyez-vous qu'il voulait jouer?

Le matin de son anniversaire, nous avions rendez-vous à l'hôpital Sainte-Justine pour un examen de routine. On a traversé la ville en métro, pris l'autobus, un kayak, traversé une rivière, grimpé une montagne..oups, je suis rendue dans un épisode de Diego moi-là....

Bref, la femme médecin qui le suit a réalisé en consultant son dossier que c'était l'anniversaire de fiston. "Mais tu ne peux pas partir d'ici les mains vides" s'est-elle exclamée! Elle s'élança dans une grande armoire qui contenait des tonnes de jouets. Fiston avait les yeux grands comme des trente sous...Qu'allait-elle sortir pour lui?

Un casse-tête? Des crayons à colorier? Un livre à colorier?

Nooooooooooooooooooooooonnnnnnnnnnnnn.....

Un beau gros camion de pompier Tonka qui fait les vrais buits de sirène... "pimpon, pimpon"...Le bonheur total!

Avez-vous déjà vu un petit garçon heureux? Vous auriez dû lui voir les yeux briller!

Je vous jure, le personnel de l'hôpital Sainte-Justine, c'est plus que du bonbon!

Non seulement, est-il entièrement comblé par son camion, il a maintenant très hâte de retourner à l'hôpital!

19 février 2008

Nostalgie quand tu nous tiens


Demain, ce sera le quatrième anniversaire de fiston. Quatre ans déjà.

Ce n'était pas une fin de grossesse planifiée. Depuis un mois déjà, le médecin me suivait de près, car je faisais de l'hypertension et bébé ne grossissait pas. Le 20 février au matin, je me suis présentée pour ma troisième ou quatrième échographie depuis le début de janvier. Je m'en souviens comme si c'était hier. J'étais grosse comme une montgolfière et mon fiancé avait réussi à trouver un espace de stationnement situé au coin des rues St-Denis et René-Lévesque, juste en biais de l'hôpital St-Luc. C'était très froid et venteux. Je n'avais qu'un coin de rue à traverser, ce qui en soit était bien suffisant puisque que j'avais tant de difficulté à me mouvoir.

Ce matin-là, les rendez-vous avaient tous été retardés. Mon échographie a eu lieu avec au moins une heure de retard.

"Madame, votre bébé ne bouge plus, il faut vous accoucher!"

Je n'étais pas prête à accoucher. J'ai pleuré comme une Madeleine. Quoi! Terminer ainsi ma grossesse?

J'ai été obligée de me faire une raison et de m'installer à l'étage des accouchements. On m'a provoquée. Quelques heures plus tard, épidurale. Travail de 17h à 21h49. 21h50, mon petit de 4 livres avait été livré.

Il était si petit....Mon chum a eu peur de lui couper les orteilles en cisaillant le cordon ombilical.

Et il était là, tout mignon, minuscule. Il a été placé dans un incubateur pour trois semaines.

Le plus difficile a été de revenir à la maison sans notre bébé. Et dire que mon chum était retourné à la maison pendant mes contractions pour aller faire le lavage des pyjamas et du kit pour bébé. Avoir su...

Bonne fête mon beau bébé. Maman et papa t'aiment très fort.

PS : c'est un privilège d'être tes parents.

18 février 2008

Grand ménage

La fin de semaine a passé rapidement, car je me suis attaquée au point no. 7 de mes résolutions de 2008. En fait, mon fiancé et moi nous sommes entièrement consacrés à vider le sous-sol. Exit les vieilles notes de cours du Cégep et de l'université (mais oui, il était temps, je sais!), les vieux vêtements et toutes ces choses complètement inutiles qui s'empilent si bien dans une "cave". Ahh...ça fait du bien même si j'ai mal partout!

Ce soir, mon fiancé doit se taper la job d'aller porter toutes les boîtes de recyclage "au chemin" pendant que je supervise fiston ;-)

Bonne soirée!

17 février 2008

Je cuisine, mais je suis pressée

Je ne surprendrai personne en disant que le temps manque parfois pour cuisiner. Pourtant j'aime ça et ça me détend.

Avec le travail, il faut s'organiser si on désire manger sainement et varier les plaisirs. Selon le type de semaine à venir, et surtout le type de fin de semaine, j'organise la préparation des repas différemment. Quand la fin de semaine est calme, je cuisine pour la semaine à venir. Je peux préparer 2 ou 3 repas la même journée. Généralement des plats simples, nourrissant et dont on peut apporter les restants dans nos lunchs (au moins du lundi au mercredi)! Je suis donc régulièrement à l'affût des nouvelles sources d'inspiration.

La semaine dernière, ma belle-soeur (oui, la même qui fait de beaux colliers et qui testera pour nous Mamaluv), m'a référée à S.O.S Cuisine. Il faut croire que j'étais en retard dans les nouvelles, car les médias ont souvent parler de cette nouvelle entreprise québécoise fondée par une ingénieure d'origine italienne.

Le site offre une grande variété de recettes, mais deux caractéristiques le distingue des autres sites de recettes : les outils qui permettent de planifier les repas et les "spéciaux de la semaine" des grands supermarchés.

Le plus difficile, c'est de planifier les repas. Avec S.O.S cuisine, vous remplissez un petit formulaire pour préciser vos préférences alimentaires (omnivore, végétarien, semi-végétarien, halal, cachère, sans gluten, etc.), le nombre de personnes à table, etc. Quand votre profile est enregistré, S.O.S cuisine vous propose hebdomadairement des idées de repas pour 5 jours. Les idées-repas sont accompagnées du temps de préparation, de leur coût et de leur valeur nutritive.

Voici les suggestions que j'ai reçues la semaine passée :

Jour 1 (40 min avant-repas, 0 min après-repas, 40 min dans la cuisine) 760 calories

Jour 2 (90 min avant-repas, 0 min après-repas, 30 min dans la cuisine) 690 calories

Jour 3 (35 min avant-repas, 0 min après-repas, 35 min dans la cuisine) 750 calories

Jour 4 (50 min avant-repas, 1 min après-repas, 26 min dans la cuisine) 680 calories

Jour 5 (25 min avant-repas, 0 min après-repas, 25 min dans la cuisine) 740 calories

Évidemment, avec le peu de temps dont je dispose pour cuisiner en arrivant de travailler, j'utilise ces idées-repas pour me donner des idées et préparer mon épicerie en conséquence. Je ne peux pas l'appliquer à la lettre. Prochaine étape, je vais essayer quelques recettes et je vous en reparle.

J'ai aussi l'intention d'explorer le nouveau site de Métro.ca...Quelqu'un l'a essayé?

Bonne journée!

15 février 2008

Parenthèse

Au sujet du droit d'être poche :

Mon amie Martine précisait que pour elle, le droit d'être poche se traduit surtout par le droit de pratiquer une activité avec laquelle on est peu familier dans le but de se déstabiliser, de sortir de sa zone de confort et de susciter la créativité. J'adhère entièrement.

Par le "droit d'être poche" j'entends aussi, et c'est un point de vue très personnel, le droit de ne pas exceller dans tout en tout temps et de s'accorder le droit à l'erreur en tant que femme, homme, père, mère, enfant. Nous vivons dans un monde où la réussite et la perfection sont si valorisés qu'on oublie parfois qu'on a aussi le droit d'être moins bon. C'est la recherche de l'amélioration, la persévérance, qui font de nous de meilleures personnes, pas forcément le résultat.

Mais je suis d'accord avec toi, Martine, le simple fait de persévérer dans l'exercice du tricot même si on n'a pas de prédisposition naturelle pour cette activité, nous sort de notre zone de confort et est susceptible de raviver la créativité en soi. Comme à l'époque où nous étions enfants.

Tu vois, c'est précisément avec ça que j'ai de la misère. J'ai beaucoup de difficulté à reprendre la création de colliers parce que je les trouve tous laids et je me décourage. Je vais me faire une petite thérapie sur le sujet. Je ferai peut-être un nouveau collier par la même occasion....

Au sujet de Mamamluv :

Ma belle-soeur a dit qu'elle avait placé une commande pour tester les produits de Mamaluv. J'attends ses commentaires.

Au sujet de l'éducatrice qui juge :
J'ai reçu quelques courriels d'autres parents qui ont vécu la même chose. En fait, les éducatrices sont en droit de penser ce qu'elles veulent des parents et c'est correct. Mais peut-être qu'il serait plus facile de communiquer ensemble si le ton du reproche était moins percutant.

13 février 2008

Mauvais parents!!!!!!

Mon chum était très fâché hier.

Nous sommes les parents d'un garçon de bientôt quatre ans qui est un peu turbulent. Ça vous étonne?

Cette semaine, fiston a eu des "babounes", deux jours de suite. C'est la manière dont on qualifie les comportements à la fin de la journée. Si l'enfant a un comportement irréprochable, il obtient un sourire sinon, une "baboune". Lundi et mardi, il n'a pas écouté les consignes. Pour empirer la situation, lundi, il a tirer un petit copain par les cheveux et mardi, il a tapé une petite amie. Répréhensible, nous sommes entièrement d'accord.

Hier, l'éducatrice a fait la morale à mon chum : "Vous devez prendre ces comportements au sérieux, vous savez. Il faut vous en occuper à la maison! Il faut le corriger maintenant sinon, il aura des problèmes à l'école!"

Nooooooooooooonnnnn! Ne me dites pas! De quoi j'me mêle? Nous appliquons avec rigueur toutes les punitions acceptables : le coin, la privation de dessert, la privation d'émission préférée, la privation de l'ordinateur. On ne peut quand même pas le battre!

Au-delà de notre performance réelle en tant que parents, en quoi l'éducatrice a-t-elle le droit de juger nos efforts pour en faire un citoyen acceptable? Facile de blâmer les parents, mais si au lieu d'une sieste de deux heures notre fils pratiquait une activité physique dans le gymnase de la garderie, peut-être serait-il un peu moins turbulent? La sieste, c'est parfait pour les bébés et les tout-petits, mais à quatre ans, les enfants ne dorment plus le soir! Conséquence : ils sont plus fatigués en matinée et quand ils sont fatigués, ils sont insupportables.

Cet épisode n'est pas sans me rappeler l'enseignante de maternelle qui avait prédit à ma mère que mon jeune frère deviendrait un délinquant une fois adulte! Oh boy, j'aimerais bien la rencontrer et lui présenter mon frère aujourd'hui, ce respectable père banlieusard de trois jolies fillettes. Elle ravalerait ses paroles, je vous le jure!

Les éducatrices et les enseignants ont le devoir de nous rapporter les mauvais comportements de nos enfants, soit, mais ont-elles le droit de porter un jugement sans nuancer leurs propos/jugement?

Argh...

10 février 2008

Mamaluv, une idée géniale

Dans le numéro février-mars 2008 du magazine Styles de vie (éditions Gesca), on recommande chaudement les services de Mamaluv, une jeune entreprise qui permet d'offrir en cadeau des repas préparés à de nouveaux parents. En effet, quand bébé vient de naître, c'est bien agréable de recevoir des fleurs, mais ce serait encore plus extraordinaire de recevoir une semaine de repas-santé livrés à domicile, non? J'ai regardé le menu et les propositions me paraissent alléchantes : Poulet au pesto avec asperges et pacanes rôties, bifteck crémeux au sésame avec champignons et purée de patate douce, Tilapia crouté de basilic avec fromage de chèvre, tomates et olives, etc. Au total, le site propose huit repas et autant de desserts. Quelqu'un l'a essayé? Si oui, j'aimerais bien entendre vos commentaires sur ce blogue...

Le prix des ensembles-cadeaux m'apparaît également raisonnable : le plus dispendieux (325$) comprend 14 repas (2 repas par jour pour 2 personnes) pour sept jours ainsi que 14 desserts. Les repas peuvent être congelés. Si vos parents, vos beau-frères et belles-soeurs cotisent à ce cadeau, c'est très raisonnable. Évidemment, il existe plusieurs autres forfaits moins dispendieux.

L'entreprise semble livrer à plusieurs endroits au Canada. Au Québec, j'ai cru comprendre que la livraison était concentrée dans la grande région de Montréal.

Au fond, on pourrait aussi offrir ces repas à une personne malade, par exemple.

Une bonne idée qu'il ne faut pas laisser passer....


07 février 2008

Le droit d'être poche

Cette semaine, j'ai assisté à une conférence fort intéressante où j'ai retrouvée mes amies et collaboratrices préférées. Rien de plus plaisant que de se retrouver entre professionnelles et de partager nos visions respectives sur le milieu.

À l'heure du lunch, la conversation a vite tournée sur nos réalitées plus personnelles de mères et de professionnelles et sur la pression, réelle ou imaginée, de toujours faire mieux. Qu'est-ce qui nous pousse à toujours être de "meilleures" mères, de "meilleures" épouses/conjointes, de "meilleures" femmes? Pourquoi sommes-nous constamment tracassées par ce besoin difficile à réprimer de tout réorganiser dès que le chaos se pointe le moindrement le nez? Mon amie Martine me disait qu'elle avait un peu abdiqué ce besoin de toujours être "meilleure" et qu'elle optait pour le concept de "good enought mother". Faut-il vraiement tout sacrifier de nos aspirations personnelles et se surpasser (de manière réelle ou imaginée) dans notre rôle de mère? À bien y penser, qu'est-ce qu'une bonne mère? Comment nos enfants nous évalueront-ils quand ils seront devenus adultes? Faut-il se mettre tant de pression sur les épaules en tant qu'être humain? Devons-nous être bonnes tout le temps?

Bref, la conversation nous a mené sur la nécessité de se permettre le luxe de l'imperfection. Martine nous avouait qu'elle tricottait et que c'était pour elle une occasion en or de pratiquer une activité sans rechercher la perfection. Je me suis sentie réconfortée car, je l'avoue, je n'ai aucun talent manuel. Il me faut généralement de trois à six mois pour me décider à installer un cadre. Si je couds un bouton, il est croche à coup sûr. Il y a quelques années, ma super belle-soeur a commencé à créer des colliers superbes (elle devrait d'ailleurs les vendre, mais je n'ai pas encore réussi à la convaincre). Ses colliers étaient d'ailleurs si jolis que j'ai moi-même tenté l'expérience de la création. J'ai acheté des tonnes de billes, du fil et tout le nécessaires pour laisser libre-cours à mon imagination. Résultats : je n'ose même pas porter mes propres colliers! Je les regarde et j'ai envie de les jeter à la poubelle! Ils sont laids! Aucun talent.

"C'est pas grave!" m'a dit Martine! "On a le droit d'être poches dans quelque chose, non?".

Son affirmation-interrogation a suscité un vent de sympathie autour de la table. Du coup, tout le m